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Je voulais juste vous témoigner ma gratitude de venir visiter ce blog, de lire mon histoire et parfois d’écrire un commentaire, cela fait toujours plaisir. Tout simplement, merci !

CARTE

 

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New Caledonia FlagNew Caledonia 7
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South Africa FlagSouth Africa 4
Brazil FlagBrazil 4
Tunisia FlagTunisia 4
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Russian Federation FlagRussian Federation 2
Korea, Republic of FlagRepublic of Korea 2
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India FlagIndia 1
French Guiana FlagFrench Guiana 1
Chile FlagChile 1
Belarus FlagBelarus 1
Romania FlagRomania 1
Sweden FlagSweden 1

Amnésie, divine amnésie

Mon amnésie partielle…

C’est un épisode de stress intense il y a quelques jours qui a fait ressurgir des angoisses et l’apparition d’une bribe de souvenir lorsque j’étais chez mon agresseur à 15 ans. Lorsqu’un souvenir précis est sur le point de revenir, avec des images, on ne se sent pas « dans son assiette », pas dans un état habituel. J’avais l’impression de tourner en rond chez moi, j’avais envie de pleurer sans y arriver, je ne savais pas ce qui se passait exactement et je cherchais à comprendre. Puis pendant le dîner une angoisse s’est vite transformée en début d’attaque de panique que j’ai réussie à identifier comme telle, et pu calmer avec un anxiolytique. Je communique par sms pour prévenir un ami, qui me demande si je sais pourquoi cette angoisse est apparue. J’ai répondu intérieurement : « oui, la lune ! ». [La nuit précédente c’était la pleine lune, je l’ai observée, j’avais remarqué comment elle éclairait la pièce de ma cuisine avec son rayon de lune.] C’est à ce moment précis que j’ai vu – comme si j’y étais encore : j’étais dans la chambre de mon agresseur qui dormait à côté de moi dans son lit, je ne pouvais pas dormir – comment le pourrais-je – et c’était une nuit éclairée par la pleine lune. Je n’ai pas pu fermer l’œil de la nuit. Sa fille ainée dormait dans sa chambre à l’étage du dessus de la maison, chambre dans laquelle j’aurais dû dormir cette nuit là puisque nous la partagions. Il me semble que ça devait être la première fois que je restais dans la chambre d’un homme toute une nuit, ce que je souhaite à aucun enfant, aucun-e adolescent-e. Ce marquage terrible m’empêche de pouvoir dormir la nuit, en particulier lorsque je suis chez moi, très souvent lorsque je suis ailleurs.

Suite à ce souvenir revenu, moi et mon agresseur dans sa chambre, je me suis vue visiter le rez-de-chaussée de sa maison.

Inutile de préciser que cet épisode m’a beaucoup perturbée, m’a fait pleurer, peur et fait revenir quelques séquelles qui avaient presque complètement disparu, en tout cas, étaient suffisamment atténués depuis quelques mois.

Le retour d’un souvenir, d’une image a toujours été très douloureux, aussi bien psychiquement que physiquement à la tête et au corps, à des endroits précis et différents.

[Je constate ce soir en écrivant, que je n’ai pas accès aux souvenirs exacts avec les images de la chambre de la fille ainée, ni la chambre du fils, c’est extrêmement flou, ni aucun élément de ce qui s’est passé avant, comment, ce que mon agresseur m’a dit pour que je dorme dans sa chambre avec lui ce soir là, mais il me semble – sans pourtant en être sûre – que ce soir là il n’a pas abusé de moi. Pourtant, en y réfléchissant,  ce ne serait pas logique qu’il me fasse dormir avec lui sans qu’il ne m’ait rien fait subir]

Wikipedia :

Amnésie

L’amnésie (du grec Ἀμνησία) est une perte partielle ou totale de la mémoire. État pathologique permanent ou transitoire, congénital ou acquis, il peut être d’origine organique (résultant de lésions cérébrales comme une tumeur, le syndrome de Korsakoff, un traumatisme crânien, un épisode anoxique ou ischémique, une maladie neurologique, l’absorption de certains produits ou médicaments type drogues de soumission), fonctionnel (troubles psychologiques comme le stress post-traumatique, une maladie psychiatrique) ou considéré en psychanalyse comme un mécanisme de défense contre l’anxiété ou contre l’angoisse de souvenirs douloureux.

La neuropsychologie étudie les cas de ces lésions au cerveau et les conséquences qui en découlent sur la mémoire : perte de certaines capacités, alors que d’autres restent intactes.

  • Amnésie antérograde (= amnésie de fixation) : l’amnésie antérograde porte sur les faits postérieurs à l’accident ou à la maladie qui l’a provoquée. Le sujet est dans l’incapacité de former de nouveaux souvenirs, il oublie les événements au fur et à mesure de leur déroulement. La situation est comparable à un ordinateur dont le disque dur est capable de lire toutes les données qu’il contient mais dont le mécanisme d’écriture défectueux empêche tout nouvel enregistrement d’information. Du latin anterior, placé avant. Antonyme : amnésie rétrograde, qui correspond à la perte du souvenir des événements qui ont précédé le traumatisme.
  • Amnésie rétrograde (= amnésie d’évocation) : déficit du rappel d’informations acquises avant l’épisode pathologique. Contrairement à ce qu’en laisse suggérer le cinéma, elle n’est jamais totale (la période couverte peut-être plus ou moins longue). Dans le cas de démences, une amnésie progressive s’installe en suivant un gradient de Ribot : les souvenirs les plus anciens sont généralement les mieux conservés (voir Loi de Ribot).
Two nice graffiti made by a prisoner on a butt...

Two nice graffiti made by a prisoner on a buttress of the Fontevraud Abbey, then inside the prison. A rich man, perhaps as rich as the prisoner wanted to be, and a pansy, the prisoner’s companion (pensée, in French, for pansy or thoughts). Fontrevraud-l’Abbaye, Maine-et-Loire, France. (Photo credit: Wikipedia)

(*) Amnésie, divine amnésie est tiré d’une chanson de Lou Saintagne

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Confrontation avec mon agresseur non reconnu comme un bourreau par la Justice

Deux fois, j’ai dû vivre une confrontation avec mon bourreau devant une juge.

Comment ça se passe ? D’abord lui a été entendu seul avec son avocat par la juge. Puis a eu lieu la confrontation. Lui était assis à droite, moi à gauche et à l’extrémité. Les chaises étaient disposé de telle façon que nous ne pouvions pas – ou presque pas – nous regarder lui et moi. De toute façon, mon corps ne pouvait pas le regarder, c’était juste impossible tellement je me sentais mal qu’il soit là.

Imaginez que vous avez l’obligation de vous retrouver dans la même pièce à nouveau avec votre bourreau, celui qui vous a détraqué, volé votre vie, votre enfance, celui qui est à l’origine de vos souffrances, vos angoisses, vos cauchemars, vos agoraphobies, enfin tous les troubles secondaires suites aux multiples viols sous emprise psychologique et « par personne ayant autorité », parce que lorsqu’on est enfant, on est facilement impressionnable par des adultes, facilement manipulable. Imaginez dans quel état on peut se sentir à côté de son bourreau. C’est un mélange de mal être, de peur, d’angoisse, de mal au ventre, d’envie de vomir, de partir en prenant les jambes à son cou, de hurler de douleur, de tension extrême, de sentir ses muscles raidis, d’avoir du mal à respirer, tellement mon corps avait mal et ne voulait pas de nouveau être en présence du bourreau. A cela s’ajoute la peur de n’être pas entendue, mal jugée, de dire des bêtises qui feront capoter toute la procédure – comme passer le bac puissance 10.

La juge a lu d’abord mes déclarations, elle m’a demandé si je confirmais. Ensuite elle m’a posé des questions. Ensuite elle a posé des questions à mon agresseur. Ensuite elle a demandé aux avocats s’ils avaient des questions à poser. Lors d’une confrontation, on n’est pas autorisé à se parler directement. On doit parler au juge uniquement. L’avocat de mon agresseur m’a posé une question, j’ai cru que c’était une question piège. La peur paralyse. Ensuite la juge nous a donné la retranscription des questions et réponses à signer. Puis nous sommes sortis de la pièce. J’ai cru que j’allais m’évanouir aux 2 confrontations…

Je me sentais extrêmement mal, ces 2 confrontations ont ravivé les troubles d’angoisses et d’insomnies, des flashs, j’ai mis plusieurs mois à m’en remettre à chaque fois. Cette épreuve est trop douloureuse et d’autres méthodes devraient exister afin de ne pas rouvrir les blessures. Ce genre de blessure est très difficile et très long à soigner. Il serait grand temps que la Justice française prenne réellement en compte les victimes, les respecte. Ce genre de traitement est inhumain. Et au fond, immoral. Car le soucis d’une société devrait être celui du bien-être des victimes afin qu’elles puissent se remettre autant que possible d’avoir subi l’équivalent de tortures d’êtres immondes, sans à avoir à se retrouver de nouveau dans la même pièce que son bourreau, surtout pour une justice qui n’existe presque jamais, à quoi ça sert ? Les survivants d’atrocités ne sont pas des masochistes.

Français : L'ancien bourreau (potence)

Français : L’ancien bourreau (potence) (Photo credit: Wikipedia)

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