Mon bourreau porte plainte contre moi pour dénonciation calomnieuse

En décembre 2011, je reçois un appel du commissariat de mon domicile, qui m’invite à me présenter pour être auditionnée dans une affaire, sans précision. Je me rends donc au commissariat, je m’étais imaginé beaucoup de choses, ainsi que la pire chose possible : que mon bourreau décide de porter plainte contre moi, ce qui serait le comble de l’horreur après tout mon parcours du combattant pour faire valoir mes droits de victime, pour qu’enfin la société prenne ses responsabilités et que mon agresseur criminel réponde de ses actes, paye pour ce qu’il m’a fait subir.

Sous le choc et en larme, j’ai eu beaucoup de difficultés à répondre aux questions de l’officier de police afin de donner des explications quant à la plainte de mon agresseur. Non seulement ce pervers m’avait violée pendant plusieurs années dans l’enfance alors que mes parents m’avaient confiée à sa garde, mais en plus il se permet d’insister dans la torture en portant plainte contre moi. Ce qui signifie au final que ce monstre souhaite encore me faire souffrir en me donnant rdv devant un 3ème tribunal, mais cette fois-ci, comme accusée. Accusée d’avoir osé porter plainte contre lui pour demander justice, accusée d’avoir porté une affaire pendant plus de 10 ans.

Aujourd’hui je n’ai pas de nouvelle, mais je m’attends encore au pire…

Non, non et non ! Je ne suis pas coupable ! Je suis une survivante de crimes que ce monstre a commis sur moi !

Je considère que toutes les personnes qui ont contribué à ce que la justice n’ait pas lieu sont complices et contribuent à l’omerta !

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