J’accuse !

J’ai essayé de résumer dans ce texte le pourquoi de la décision de l’acquittement au procès en Appel (ci-dessous) sauf qu’il faut ajouter (sauf erreur) que le 1er procès était basé sur l’intime conviction, et le procès en appel sur les preuves tangibles. Mais j’ai pourtant entendu dire le Président de la Cour d’appel dire que c’était sur l’intime conviction…

Mon communiqué : J’ACCUSE !

Un procès en appel INDIGNE de LA Justice !

Survivante, je suis choquée, horrifiée et atterrée.
Un procès en assises qui me laisse dans la révolte, l’indignation, le dégoût, entre l’horreur, la 5ème dimension et l’absurde…
Ce qui me rend non pas haineuse, mais d’autant plus déterminée pour dénoncer l’injustice, me battre, lutter pour ma dignité, mon honneur en pensant à mes proches et à toutes les victimes d’incestes, de viols, de maltraitances et d’abus sexuels. Les survivants ont des droits, la Justice Française a le devoir de les respecter !

Mon agresseur a été condamné dans un 1er procès en Cour d’Assises à 8 ans de prison ferme.
Pour en arriver jusque là, ça a été un parcours du combattant de 10 ans !

Mon agresseur a fait appel, ce qui était logique avec sa personnalité et ses expertises psychologique et psychiatrique.
Il a fait quelques mois de prison puis a été remis en liberté… déjà incompréhensible alors que cet homme a commis des crimes.

Au procès en appel, il était défendu par 2 avocats.
Ce que j’ai constaté :

– quelques jurés tirés au sort au tout début soufflaient genre « ah non merde pfffff »…

– les témoins n’ont pas été mis dans la salle des pas perdus du tribunal sous prétexte qu’il manquait d’effectif de policiers pour la surveillance

– Avocats agressifs qui ont tout fait pour discréditer et malmener tous nos témoins et experts, quitte à dire des mensonges ensuite sur eux et sur moi pendant la plaidoirie (impossible de les contredire pendant la plaidoirie…)

l’argument « vu à la TV » (à propos d’un extrait sorti hors contexte de l’émission de Béatrice Schönberg de mars 2010) utilisé pendant la plaidoirie (donc encore impossible de réagir)

l’utilisation des « faux-souvenirs » (à la mode il paraît pour que les bourreaux soient acquittés) et des soi-disant grandes études américaines sur le sujet pendant la plaidoirie – avec comme sous-entendu un témoin de mon côté qui serait responsable de « mes faux-souvenirs » ! (encore impossible pour nous de réagir)

– la présentation de nouvelles pièces pendant le procès alors que la déontologie des avocats demande que la partie adverse en ait pris connaissance avant le procès

une photo en A4 des parties génitales de mon agresseur (ou de quelqu’un d’autre allez savoir ?)… L’ignoble, l’insupportable qui m’a fait hurler de douleur !!!!

– la partie adverse a fait circuler des photos aux jurés pendant la plaidoirie de mon avocat !!! Pratique pour distraire les jurés…

– Le Président de la Cour informe que j’ai 10 jours de délais pour former un Pourvoi en Cassation. Renseignements pris : ce n’est pas 10 mais 5 jours !!

Bref, la partie adverse a fait un show à l’américaine non pas pour LA VERITE ni LA JUSTICE dans la sérénité mais uniquement dans le but de gagner un procès à n’importe quel prix. Ce qui a eu lieu c’est leur vérité. Comment ce genre d’avocat peut se regarder dans la glace après ça ?

Les droits de l’Homme respectés ? Non. Ici c’est le droit du bourreau. « Au bénéfice du doute »… Comme preuve matérielle il leur aurait fallu un échantillon de sperme !! pendant que j’avais entre 11 et 15 ans ! Bah voyons…

Pire : Les droits de l’Enfant BAFOUES oui ! Le droit de la victime ? Apparemment pendant ce procès ça n’avait pas beaucoup d’importance.

Encore de quoi choquer :
le Président de la Cour m’a appelée par le nom de mon agresseur ! 5 ou 6 fois le même lapsus et même pendant le verdict… Pourquoi ? Qu’est-ce que cela signifie un lapsus aussi horrible ? (Mon nom n’a rien à voir avec celui de mon agresseur)
– mes parents, ma famille, très malmenés à propos de leur absence pendant mon enfance. Ils ont certes été très absent, abandonniques. Mais tout ça pour aboutir à un acquittement de mon agresseur à qui mes parents m’avaient confiée (mon père a dit « placée ») !

Tout le monde était d’accord pendant ce procès pour reconnaître que j’ai été victime de viols répétés et que j’étais en souffrance à cause de cela.
Même la partie adverse l’a dit dans sa plaidoirie que j’ai été victime de viols. Donc elle savait. Elle avait compris.
Toute la stratégie de la défense était de travailler sur le doute. J’appelle cela de la manipulation pour pouvoir gagner un procès à n’importe quel prix, en sachant qu’un violeur – pédophile – est en liberté. Il doit rendre des comptes à la société, à la Justice et surtout me DEMANDER PARDON et m’expliquer pourquoi il m’a fait ça à moi ! Qui peut dire et affirmer qu’il ne recommencera pas sur d’autres petites filles  ?

Pour conclure : ACQUITTEMENT de mon agresseur « au bénéfice du doute » et parce que la défense n’avait aucune morale, aucun scrupule, ni aucun respect vis à vis de moi, une survivante – ni des droits de l’enfant – et de ce qu’on peut attendre de la Justice : La Vérité.
Il aurait mieux valu que mon bourreau me tue, là au moins il y aurait eu des preuves matérielles comme pour un accident ou un assassinat…
Pour moi ce qui c’est passé : c’est cautionner les actes de pédophilie, de viols et d’inceste.
C’est insupportable ! La Justice en France est une honte !

« Quand il n’y a pas de justice il n’y a pas de paix.
Un pays qui néglige ces enfants est un pays perdu. »

(citation antique)

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